Marketplace, quelle est la bonne ?

Marketplace, quelle est la bonne ?
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Être présent sur les places de marché est une très bonne façon d’accroître ses ventes pour un ecommerçant, voire même de démarrer son activité. Chaque ecommerçant s’est au moins posé la question d’y aller, ou d’y rester, ainsi que du choix de l’offre à mettre en place sur chaque plateforme. Les coûts sont connus, c’est en général une commission sur les ventes et des frais divers et variés.

Pourquoi se laisser attirer par les sirènes des places de marché ?

Une place de marché c’est le moyen de démarrer une activité de ecommerçant sans trop d’investissements. Un petit stock de produits, un peu de temps libre, et c’est une petite activité complémentaire qui peut facilement être mise en place. Ce petit galop d’essai, en cas de réussite, est en général le marchepied vers une vraie boutique en ligne. Beaucoup ont commencé de cette façon, ne faites pas les timides ! La place de marché est un vrai tremplin et a toute son utilité dans ce cas de figure.

Pour les ecommerçants disposant déjà de leur site e-commerce, c’est la meilleure façon de tester une nouvelle offre ou d’accroître ses ventes. Il est facile de mettre de nouveaux produits et de voir la réaction des consommateurs, à l’offre, aux arguments marketing, au prix, aux photos, … ce qui prendrait des semaines sur son propre site ne prendra que quelques jours sur une très grosse place de marché. Pour ce qui est des ventes rien n’égale la place de marché pour diffuser ses produits, elle dispose d’un flux de visiteurs impressionnant. Je vous conseille même de multiplier les places de marché et de voir sur chacune quels sont les produits les plus achetés pour affiner les gammes à transmettre à chacune d’entre elles.

Certains disent même :

Il vaut mieux être sur Amazon, sans gagner trop d’argent, plutôt que de laisser des concurrents prendre la place.

Une idée à méditer.

Mais attention à la marge !

Par contre la place de marché est en général une vraie « suceuse de marge » ! En effet, avec des commissions sur les ventes pouvant aller jusqu’à 20% ! Il est important de bien choisir les produits à mettre en ligne, car en plus de voir sa marge diminuer à cause des commissions, c’est en général l’offre la moins chère qui est mise en avant, et donc pas forcément la vôtre. Enfin, il arrive aussi que l’offre de la place de marché viennent mettre tout le monde d’accord avec des conditions imbattables, comme c’est le cas souvent avec Amazon et avec d’autres. Ne jamais oublier que les places de marché disposent des statistiques de toutes les ventes et peuvent proposer des offres en propre sur les produits les plus vendus.

J’y vais ou je n’y vais pas ?

Mon conseil est de bien étudier l’offre sur chaque plateforme et de se fixer un seuil de marge en dessous duquel vous ne désirez pas descendre, quitte à rester plus cher. Car les choses changent dans les habitudes des consommateurs, le prix diminue petit à petit son importance dans le choix du produit, les avis, la disponibilité et les modes de livraison deviennent de plus en plus importants.

Distributeur ou fabricant ?

Reste une dernière chose à savoir, la diffusion d’un produit sous sa marque sur les places de marché est toujours plus rentable que de distribuer des produits « comme les autres ». Le prix de vente étant contrôlé, la marge reste. Cependant c’est à mettre en balance avec le coût de création d’une marque et des moyens nécessaires pour la faire connaître. Si vous avez déjà une marque et qu’elle est un peu connue, alors n’hésitez pas, vendez directement sur les places de marché.

Wizacha, une fusée prête à décoller !

Une place de marché sans commission, qui vous transfère les coordonnées des clients et qui est ouverte à tous les ecommerçants, impossible ? Et bien si !
Pour mieux connaître cette place de marché unique, je vous propose de découvrir l’interview d’Eric ALESSANDRI, grand fondateur de Wizacha, et guide spirituel des ecommerçants dans cette croisade.

CEO Wizacha


Q
: Bonjour Eric, peux-tu te présenter sans rien nous cacher ?

R : Bonjour Régis. Je me définirais avant tout comme un entrepreneur, passionné par l’idée d’apporter des solutions concrètes à des problèmes réels… Et partager des tonnes d’expériences avec mes collaborateurs.

J’ai démarré par le commerce physique dans le secteur paramédical. Après 9 ans, j’avais l’impression d’avoir fait le tour du sujet, et une offre d’achat est arrivée.
J’ai vendu pour ensuite me projeter vers Wizacha, qui commençait à devenir de plus en plus concret dans mon esprit.

Ce projet de marketplace gratuite a été mûrement réfléchi, c’est un service imaginé par un commerçant pour les (e)commerçants. Il y a ensuite 2 ans pour monter le projet, recruter l’équipe et réaliser le développement.
Le service est prêt depuis quelques semaines, et nous commençons à entrer les catalogues produits des premiers ecommerçants. Une fois le site bien achalandé, nous pourrons procéder au lancement commercial grand public.


Q
: Quels sont les avantages pour un ecommerçant de devenir membre de ta croisade ?

R : Il y a trois éléments importants :

  • La marketplace Wizacha est totalement gratuite, nous ne facturons ni abonnement, ni commission. Chaque vente est aussi rentable que celle venant de son propre site. Il n’y a donc pas de raison de se priver !
  • Ensuite, les coordonnées des acheteurs sont transmises aux ecommerçants, ils peuvent ainsi les fidéliser.
  • Enfin, pas de risque de concurrence déloyale, Wizacha est une pure marketplace, et ne vendra jamais de produits en direct à ses visiteurs. On nous pose souvent la question, car il y a pas mal d’exemples de vendeurs avec des produits à succès que des marketplaces se sont appropriées pour les vendre en direct.

Pour faire simple, Wizacha est le premier site qui permet de générer des ventes et augmenter son fichier client sans aucun coût d’acquisition et sans aucun risque !


Q
: Wizacha un concurrent sérieux pour les places de marché, pourquoi avoir choisi cette voie difficile ?

R : L’idée est initialement d’apporter des solutions au problème majeur des 130 000 ecommerçants : la rentabilité. Dans le ecommerce, la concurrence est importante, les marges diminuent pendant que le coût d’acquisition client augmente.
Quoi de mieux que d’apporter gratuitement des ventes aux ecommerçants pour répondre à ce besoin ?

En réalité je pense que tous les secteurs du numériques vont tendre vers des business model gratuit. Cela a commencé dans la téléphonie (Skype), le jeu vidéo (les free-to-play), le cloud (google drive, dropbox), la musique (Deezer, Spotify), la vidéo (Youtube, Dailymotion) etc. Cela devait arriver pour les marketplaces ecommerce !

C’est ainsi qu’est née l’idée de Wizacha.Wizacha - Solution ecommerce

 

Q : Seul contre tous, pas trop inquiet ?

R : Nous ne sommes pas seuls, nos ecommerçants sont vraiment motivés par un service qui pour une fois ne leur demande pas d’investissement, et qui soit immédiatement rentable.
De plus, les utilisateurs s’y retrouvent, car s’il n’y a aucune commission ou abonnement pour le vendeur, il peut vendre moins cher !
Certes, nous rejouons à David contre Goliath, mais notre concept est nettement décalé et se fera une place. Un peu à la façon d’Easyjet à son lancement, qui louait un unique avion face aux flottes de centaines d’avions des compagnies géantes. Aujourd’hui, Easyjet est mieux valorisée qu’Air France. Quelques fois, la taille de ces entreprises peut être un inconvénient : elles sont souvent moins innovantes et surtout nettement moins réactives.

Il y a un réel décalage entre un service payant (même peu cher) et un service gratuit.
À ce sujet, j’aime beaucoup la phrase de Dan Ariely, professeur de psychologie dans une grande université de recherche américaine :

Zéro n’est pas un prix comme les autres, c’est un bouton émotionnel sensible, une source d’excitation.

C’est intéressant de mettre un peu la pression aux grandes marketplaces existantes ! Ils abusent un peu de leur situation dominante, notamment en France, il y a de nombreux témoignages de concurrence déloyale et de hausse régulière de commissions.

Puis nous avons d’excellentes idées pour le faire savoir, avec une campagne marketing décalée et dotée d’un beau budget qui pourrait bien faire le buzz !


Q
: Actuellement le site est en phase de « remplissage », est-ce le bon moment pour venir y mettre ses produits ?

R : Aujourd’hui est le meilleur moment, demain sera le deuxième meilleur moment 🙂
D’une part parce que chaque vente est à marge pleine, c’est bon à prendre, mais aussi parce que la campagne de lancement commencera sous peu, et qu’il faut être là avant pour bénéficier de l’afflux de visiteurs et d’acheteurs qu’elle va générer !


Q
: Une place de marché c’est de gros moyens techniques, qu’en est-il pour Wizacha ?

R : Clairement, une marketplace généraliste, c’est à dire qui a vocation à intégrer des centaines de milliers de produits de tous types, et à absorber un gros trafic, c’est du travail. Mais heureusement pour nous, ce défi technique a été relevé, et la plateforme technique est prête à accueillir ecommerçants et visiteurs. D’ailleurs nous générons déjà à cet instant des centaines de ventes pour nos premiers vendeurs !


Q
: Si vous ne prélevez pas de commission, vous vivez de quoi ? Un peu de pain et de l’eau fraîche ?

R : Je me serais inquiété de ne pas voir cette question, en général, c’est la première que l’on me pose !
Nous allons vendre des services optionnels aux commerçants présents sur la marketplace. Logistique, photo, rédactionnel, marketing… Tout ce dont a besoin un ecommerçant pour travailler et être performant.
L’intérêt c’est que nous négocions des tarifs de gros et pourrons donc proposer des services de qualité à prix réduit.
Prochainement, il sera également possible d’acheter de la visibilité supplémentaire pour être mieux vu sur des thématiques choisies. Idéal pour faire partir un produit en destockage, une promotion, ou simplement apporter un coup de fouet à ses ventes dans une période un peu creuse. L’avantage : faire de la publicité sur Wizacha permettra d’être au plus proche de l’acte d’achat, contrairement aux espaces achetés sur des réseaux sociaux ou même des moteurs de recherche.


Q
: Quelques piments à ajouter ?

R : Nous sommes français, situés à Lyon, aussi bien physiquement que fiscalement, c’est presque une innovation en soit dans le secteur des marketplaces.

 

6 Commentaires

  1. Charles C. says:

    Bravo Régis,tu es en train de « mordre » dans un marché que tu connais bien,je suis sûr que tu auras une « place » et reconnue quelle que soit la conjoncture.Ton idée me plait,tu as le pouvoir,comme tu donne l’exemple de Amazon dans ton interview.
    Au grand plaisir de te revoir.
    Cordialement.
    Charles C.
    14/10/14

  2. Fred says:

    Dommage qui wizacha ai fermé car il méritait vraiment sa place ! il ya un autre market place tout récent et sans commissions ! Découvrez vite izziplace.com !! lui aussi mérite d’être reconnu! loin devant priceminister et amazon !

    • Régis CHOURAQUI says:

      Bonjour Fred,

      Je viens de contacter Éric de Wizacha qui me confirme que la marketplace fonctionne très bien, qu’elle est toujours en croissance et que tout se passe parfaitement. Ils viennent d’ailleurs de lancer une offre de marketplace en marque blanche basée sur leurs technologies : http://wizaplace.com/.

      Je suis passé sur votre site, mais elle ne comporte que très peu de produits pour le moment, pourriez-vous nous en dire un peu plus ?

  3. Stephanie Calipso says:

    Pour ceux qui se posent la question de créer une marketplace, le journal du net vient de sortir un dossier thématique intéressant sur le sujet : http://bit.ly/1QnvcTK
    Wizaplace y est mentionné aussi. Perso, j’utilise Boutwik qui ont une approche différente et très intéressante.

    • Régis CHOURAQUI says:

      Bonjour Stéphanie,

      Je te remercie pour cet article très intéressant (disponible en direct ici : http://www.journaldunet.com/solutions/cloud-computing/1173695-comparatif-4-solutions-de-marketplace-pour-petits-et-grands-e-commercants/).

      Ce comparatif montre bien les points importants à vérifier avant de se lancer dans la mise en place d’une marketplace sur son site. Par contre il y a un point crucial qui n’est pas abordé c’est la gestion des flux des ecommerçants, en effet c’est en général ici que les meilleurs bloquent. Amazon dispose d’une infrastructure de folie pour pouvoir gérer tous les jours tous les flux, toutes les solutions ne se valent pas dans ce domaine. Wizaplace avec Wizacha semble avoir démontré sa capacité à le faire.

      Comme tu utilises Boutwik, peux-tu nous en dire un peu plus ?
      La commission de 30% ne te semble pas trop haute ?
      Combien de ecommerçants utilise ta place de marché ?
      Et enfin, je ne vois pas de connecteur vers les gestionnaires de flux avec Boutwik, est-ce prévu dans le futur ?

  4. Marc says:

    C’est sympathique de promouvoir wizacha, car la gratuité est une option qui est favorable au développement économique (génération de projets de nouveaux ecommercants, toute la chaine de production – conseils – service etc).

    La France se fait envhair si ce n’est pillée par les grands acteurs américains, moteurs, marketplace, ecommerce..

    Un nouveau va bientôt débarquer, Premsgoshop , l’extension shopping du nouveau moteur de recherche Français Premsgo.fr encore en version Alpha, ces deux sites étant une extension / évolution de l’Annuaire Francais, un annuaire d’entreprise qui a deja 20 ans d’existance sur la toile, remis au gout du jour.

    Premsgoshop est construit sous forme de BIG DATA, pouvant enregistrer jusqu’à 1 milliard de fiche produits / annonces / évènement, 100% gratuit comme wizacha.com . A la différence qu’il faut etre inscrit (gratuitement) et validé dans l’annuaire Français pour publier la totailé de son catalogue (numéro de siret obligatoire).

    Premsgoshop a l’avantage de profiter de l’audience modeste mais conséquente d’1 million de visiteur de l’Annuaire Français, et d’une expertise du web de plus de 20 ans … L’ambition est de devenir N°1 des places de marché (vitrine seulement), et de booster l’accès au Ecommerce pour les petits commerçants , qu’ils aient un site ou non.

    Soit les coordonnées sont affichées si il n’a pas de site, soit un lien conduit au site ou a une autre marquetplace pour effectuer directement l’achat (Premsgoshop ne prend pas de paiement non plus).

    La rentabilité est basée sur une régie interne aussi en développement, Premsgowords, basée essentiellement sur l’enchère d’annonces textuelle (comme un certain gros moteur), et diffuées sur l’ensemble des sites du SNAF (annuaire, moteur, shopping … peut-être des partenaires fiables choisis au compte goute…).

    N’hesitez pas a vous lancer, il faut faire bouger les choses en France ! ^^

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